La Volonté de Retour à Allâh « Al Qasd wa Ruju‘ illa Allah »

Rédigé par muslim le 28 septembre 2012 | Classé dans Autres livres
Mots clés : Sagesse

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Extrait du livre :

Sur le sens du bas-monde et de sa nature louable ou blâmable

J'ai dit [Al Muhâsibî] : « Qu'Allâh te prenne en miséricorde ! Quelle est l'être du bas-monde ? »

Il a dit [Shaykh Muhammad Ibn Mûsâ] : « Le bas-monde comporte un extérieur, une part accidentelle et une part matérielle, un début et une fin, un présent et un absent. »

J'ai dit : « Qu'en est-il de son aspect extérieur ? »

Il a dit : « C'est l'attachement à la passion enfouie dans les âmes et prisée par les coeurs, comme par exemple l'orgueil, le ressentiment, la jalousie, l'hypocrisie, la suspicion, la mauvaise opinion, la flatterie, l'amour du compliment, l'amour d'amasser l'argent, l'abondance des biens, la fierté et l'amour de la grandeur. 

Ce qui en est manifeste et extérieur, c'est le dinar et le dirham, le vêtement, la maison, le serviteur, la monture, etc, parmi ses biens tangibles qui déshonorent leurs possesseurs et les coupent de la vie future.

Certains disent que ce bas-monde c'est la vie, d'autres disent que c'est le dinar et le dirham, d'autres encore disent que c'est l'abondance des biens et la fatuité. »

Livre proposé par sidy (membre du forum)

 

Kitâb Al-Fawâ’id

Rédigé par muslim le 28 septembre 2012 | Classé dans Autres livres
Mots clés : Sagesse

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Le serviteur n'est pas affligé d'une punition plus grande que le durcissement du coeur et l'éloignement de Dieu. Le Feu a été créé pour fondre le coeur durci - ce coeur qui est le plus éloigné de Dieu parmi les coeurs. Si le coeur durcit, l'oeil devient sec [et ne trouve aucune joie ou tranquillité].

Il y a quatre choses qui, si on transgresse leurs limites, durcissent le coeur : la nourriture, le sommeil, les discours et les relations sexuelles. Un corps affligé par la maladie ne tire aucune nourriture de l'alimentation et de l'eau et de la même façon un coeur de malade ne profite pas de l'avertissement ou de l'exhortation.

Quiconque désire purifier son coeur doit préférer Dieu à ses désirs. Le coeur qui s'accroche à ses désirs est voilé de Dieu en fonction de la force de son attachement. Les coeurs sont les navires de Dieu sur Sa terre, c'est pourquoi les plus aimés parmi eux sont ceux qui sont les plus tendres, purs et résistants à l'égarement. [Une référence au hadith : "Vraiment, Dieu a des navires parmi les gens de la terre et les navires de votre Seigneur sont les coeurs de Ses serviteurs pieux et les plus aimés (par Lui) d'entre eux sont les plus doux et les plus tendres"]

Les transgresseurs occupent leurs coeurs avec la poursuite de ce monde. Si seulement ils les avaient occupés avec Dieu et la recherche de l'Au-delà, ils auraient réfléchi à la signification de Ses Mots et de Ses Signes qui sont témoins dans la création. Leurs coeurs seraient retournés à leurs propriétaires (dans les poitrines où ils résident) portant une merveilleuse sagesse et des perles de bienfaits.

Quand on nourrit le coeur avec le dhikr (rappel), sa soif est étanchée par la contemplation et il est nettoyé de la corruption, il sera témoin de choses remarquables et merveilleuses et sera inspiré par la sagesse. Il n'est pas donné à tout individu doté de science, de sagesse et qui en porte l'habit d'être parmi ses gens. Plutôt les Gens de Science et de Sagesse sont ceux qui ont insufflé la vie dans leurs coeurs en tuant leurs désirs. Quant à celui qui a détruit son coeur et a préféré ses désirs, la science et la sagesse sont privés de sa langue. La destruction du coeur arrive par la possession du sens de la sécurité et la négligence.

Le coeur est fortifié par la crainte de Dieu et le dhikr. Si le coeur renonce aux plaisirs de ce monde alors il sera dirigé vers la poursuite du bonheur de l'Au-delà et il sera parmi ceux qui y appellent. Si le coeur se satisfait des plaisirs de ce monde, le bonheur de l'Au-delà cesse d'être poursuivi. Désirer Dieu et Sa rencontre ressemble à une douce brise soufflant sur le coeur, chassant le désir brûlant de ce monde. Quiconque fait que son coeur se précipite vers son Seigneur se trouvera calme et tranquille et quiconque l'envoie parmi les gens sera dérangé et excessivement perturbé. Ceci parce que l'amour de Dieu ne peut jamais entrer dans un coeur qui contient l'amour de ce monde, et ce jusqu'à ce que le chameau ne passe par le chas de l'aiguille.

C'est pourquoi le serviteur le plus aimé de Dieu est celui qu'Il place dans Sa soumission, qu'Il choisit pour Son Amour, dont Il purifie l'adoration pour Lui, qui Lui consacre sa vie, sa langue pour Son évocation et ses membres à Son service. Le coeur devient malade comme le corps devient malade et son remède réside dans le repentir et la recherche de la protection du mal.

Il devient rouillé comme un miroir devient rouillé et il est poli par le dhikr. Il devient nu comme le corps devient nu et son ornement vient par la taqwa (crainte, piété). Il devient affamé et assoiffé comme le corps devient affamé et assoiffé et sa faim et sa soif sont rassasiés par la science, l'amour, la confiance, le repentir et la soumission à Dieu.

Livre proposé par sidy (membre du forum)

Vie et Enseignement de Tierno Bokar, le sage de Bandiagara

Rédigé par muslim le 27 septembre 2012 | Classé dans Tidjaniyya, Biographie (Sîrah), Soufisme (Tassawuf)
Mots clés : Sagesse

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Au début de ce siècle, au coeur de l'Afrique, au Mali, la lumière de Dieu a brillé sur un homme : Tierno Bokar, que l'on appelait le Sage de Bandiagara.
Cheikh de la confrérie soufi Tidjaniya, Tierno Bokar fut une pure et haute figure non seulement de l'Islam en Afrique noire, mais de la spiritualité universelle. Sa vie est retracée d'abord dans ses lieux et dans son contexte politique et religieux pour situer la parole et l'enseignement du Maître, qui font l'objet des deux autres parties de l'ouvrage.

Aux environs de 1905-1906, un différend d'ordre religieux avait éclaté à Nioro du Sahel (Mali) entre différentes branches de la confrérie Tidjani à propos des modalités de récitation d'une certaine prière . A partir de 1917, le conflit prit une proportion telle que l'Administration coloniale fut amenée à s'occuper de la question. Elle ouvrit un dossier qu'elle intitula « Hamallisme », étiquette tirée du nom de Cheikh Chérif Hamallâh, chef de l'une des deux branches tidjaniennes en cause et dont il sera abondamment parlé dans ce livre. Ses partisans reçurent le nom de « Hamallistes » et leurs adversaires le nom de « Omariens » parce qu'ils relevaient de la branche tidjanienne issue du grand chef religieux El Hadj Omar.
Mon maître et père spirituel Tierno Bokar, lui-même Cheikh (maître) de la confrérie Tidjani dans la branche omarienne, appartenait à la famille d'El Hadj Omar. Pourtant, en 1937, dédaignant les ennuis qui ne manqueraient pas de s'abattre sur lui, il reconnut la validité spirituelle de Chérif Hamallâh et se plaça sous son obédience. Je le suivis dans cette voie.
Dès lors, Tierno Bokar fut violemment combattu par ses cousins omariens. Ces derniers, qui comptaient des membres très influents auprès du gouvernement général de l'A.O.F., réussirent à déclencher l'intervention de l'Administration coloniale en faisant passer pour une affaire politique de tendance « antifrançaise » ce qui n'était qu'un conflit d'ordre religieux et local.
Le lecteur trouvera donc, dans une première partie, le récit de la vie de Tierno Bokar avec, pour commencer, un aperçu des événements historiques qui ont marqué la société dans laquelle il est né. A ces événements sont liées, en effet, les passions qui déterminèrent en partie son destin et les épreuves qu'il eut à subir à la fin de sa vie.
Dans une deuxième partie, j'ai rassemblé les paroles de Tierno Bokar, recueillies au jour le jour auprès de lui, à Bandiagara, dans la cour de sa modeste maison où il menait la vie la plus simple qui soit, partageant son temps entre l'enseignement et la prière. Paroles tout imprégnées d'amour, de tolérance et d'infinie bonté envers tous les hommes ; paroles opposées à toute violence et à toute oppression, d'où qu'elles viennent ; paroles étonnamment actuelles, tant elles sont universelles.
Pour Tierno Bokar, Amour et Charité étaient les deux faces indissociables de la Foi et l'amour de Dieu ne pouvait s'entendre sans l'amour des hommes. « La foi est comme un fer chaud, disait-il. En se refroidissant, elle diminue de volume et devient difficile à façonner. Il faut donc la chauffer dans le haut fourneau de l'Amour et de la Charité. Il faut tremper nos aînés dans l'élément vitalisant de l'Amour et veiller à garder ouvertes à la Charité les portes de notre âme. Ainsi nos pensées s'orienteront-elles vers la méditation. » Dans une troisième partie, on trouvera les bases de l'enseignement schématique que Tierno Bokar dispensait à ses élèves. Le développement détaillé de cet enseignement fera l'objet, nous l'espérons, d'un ouvrage ultérieur. Nous avons ajouté, en annexe, un bref chapitre sur le soufisme et les confréries musulmanes pour les lecteurs qui ne seraient pas familiarisés avec ce sujet.Aussi serai-je heureux si cet ouvrage permet aux lecteurs de découvrir la spiritualité africaine et, peut-être, d'aimer ce vieux maître qui, lui, vouait à tous les hommes un amour sincère et chaleureux.Eh bien, transportons-nous maintenant au cœur de l'Afrique noire, à l'est du Mali, dans cette région du Macina où, au début de ce siècle, la lumière de Dieu a brillé sur un homme, Tierno Bokar, que l'on appelait le Sage de Bandiagara.

 

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